Les Balades de L’œil Vert | Flash sur Le lichen

échos de
leins gardonnenque

Un œil pour
écouter la région

Publié le mardi 23 Fév 2021
Par EB Rédaction Web

L’Œil vert a mis le lichen en vedette

Dans notre nature il est partout ou presque, mais le lichen est paradoxalement du genre discret. Il fait carrément partie des meubles de  notre environnement. On devrait d’ailleurs dire « ils » puisque dans la famille Lichen ils sont plutôt nombreux à être répertoriés. Mais les lichens passent tellement inaperçus qu’on n’a pas jugé utile de leur donner des petits noms.

Ils répondent du coup à des appellations « exotiques » qui n’aident pas à leur notoriété : Amandinea Punctata, Xanthoria Parietina, Ramalina Fastigiata, Candellariella Vitellina, etc.

Lichen

Mais rien n’échappe au regard affuté de l’Œil Vert, cette association de Gajan qui fait régulièrement découvrir les trésors de notre nature à ceux et celles qui veulent bien lui emboîter le pas.

C’est ainsi que sous la houlette de Françoise Lienhard, une douzaine de lichénologues amateurs a décidé ce samedi 20 février de  sortir les lichens de leur anonymat du côté de Boucoiran.

Balade en sous bois

Ces organismes symbiotiques font ménage à trois, résultat d’un mariage hasardeux entre un champignon, une algue et des bactéries.

On distingue 3 grandes familles :

  • les crustacés,
  • les foliacés,
  • les fruticuleux.

Les lichens se reproduisent de 2 façons distinctes :

  • sexuée (et là, seul l’élément champignon prend son pied paraît-il)
  • non sexuée (la semence est confiée au vent, aux oiseaux, aux insectes, etc.)

De taille, de texture, de forme et de couleur différentes, ils installent leurs pénates sur des pierres, des arbres, des toits, etc. Parfois aussi sur les humains, mais ça c’est une autre histoire.

À savoir sur le lichen :

  • s’il vit d’eau fraîche et d’amour (chaque partenaire symbiotique amenant à l’autre les éléments minéraux recueillis dans le substrat que lui seul peut synthétiser), le lichen se nourrit aussi d’air et de lumière,
  • il ne dégrade pas les supports sur lesquels il se pose puisqu’il n’a pas de racines,
  • délogé il se dessèche mais est ramené à la vie une fois réhydraté,
  • il ne grandit que de quelques millimètres par an,
  • il supporte difficilement la pollution. Sa présence est donc un gage de la qualité de l’air.

Pour peu que l’on prenne le temps de regarder autour de soi, les lichens contribuent à créer un décor fantastique, habillant les troncs d’arbres de haut en bas ou captant les rayons du soleil qui transforment alors les hêtres en arbres d’or.

L’œil rivé à la loupe, les participants à l’expédition instructive ont découvert de véritables paysages en miniature au cœur même des lichens. Ces derniers n’hésitant d’ailleurs pas à battre du cil pour les charmer encore davantage. Car les lichens ont des cils. Et du coup d’autres noms exotiques sont venus se rajouter à la liste, tels apothécies, isidies, soralies ou thalles, etc.

Découverte dans la nature

Les sous-bois de Boucoiran ont des airs de forêt de Brocéliande, avec des chênes majestueux et multicentenaires, des rideaux de lianes, des troncs moussus et des touches colorées de plantes et de premières fleurs. On se retrouva rapidement en terre de légendes et ce fut une belle balade dans la nature, à la rencontre des lichens.

ces articles pourront vous intéresser…

Partager

Partagez cet article sur Facebook ou Twitter pour en faire profiter vos amis